Un projet photographique et performatif

Création 21 Septembre 2018, Biennale de Lyon – Musée des Beaux-Arts, Lyon (FR)

 

Conception et interprétation

Josef Nadj

 

Photographies

Josef Nadj

 

Collaboration artistique photographies

Dudás Szabolcs

 

Création lumières

Rémi Nicolas

 

Direction technique

Sylvain Blocquaux

 

Encadrement

Atelier Demi-Teinte

 

Production, Diffusion

Bureau PLATÔ

 

Production déléguée

Atelier 3+1

 

Coproduction

Biennale de la danse – Lyon, Centre Chorégraphique National – Orléans, La Filature – Mulhouse, Le Colombier – Bagnolet, CENTQUATRE-Paris, (en cours)

 

Avec le soutien

Ministère de la Culture – DGCA, La Villette -Paris, Résidence Sainte-Cécile-Orléans.
Josef Nadj est artiste en résidence au CENTQUATRE-Paris.

Un projet photographique et performatif

Création Septembre 2018, Biennale de Lyon – Musée des Beaux-Arts, Lyon (FR)

 

Mnémosyne pour dire la mémoire d’un monde : celui du chorégraphe et plasticien Josef Nadj. Trente ans après la création de sa première pièce, il nous offre une œuvre globale, associant projet photographique et performance scénique. Tout au long de son parcours, l’artiste formé aux Beaux-Arts de Budapest n’a jamais cessé de photographier. En se réappropriant cette pratique menée en parallèle, Josef Nadj puise dans sa propre mémoire pour élargir, une nouvelle fois, son horizon créatif. Virage artistique ou retour aux sources ? Pour Mnémosyne, il a conçu une vaste exposition photographique, un véritable écrin constellé d’images au sein duquel il se met en scène – entre jeu, danse et performance – au plus près de son public.

Soit un petit espace clos et sombre, une camera oscura en attente. Le visiteur y devient spectateur voire regardeur. Dans l’intimité de ce cabinet où s’animent quelques curiosités, Josef Nadj livre une brève performance d’une rare densité : chaque mouvement, chaque action, chaque instant résonne avec son parcours, personnel et artistique, transfiguré dans une épure empruntée à Beckett. Telle la photographie, Mnémosyne procède de la révélation et de la trace jusqu’au don final, à la fois précieux et généreux, unique et démultiplié. Ce présent couronne de mystère une évocation tragi-comique de la vie, de la mort et du mouvement. Et l’on songe alors que, dans le titre « Mnémosyne », on entend le mot « Ménines »… A l’instar du chef-d’œuvre de Vélasquez, Mnémosyne contient une multiplicité de regards qui ne cessent de se nourrir.

Autour de ce dispositif activé le temps de la performance, Josef Nadj a conçu une exposition photographique foisonnante. Chacun des clichés accrochés aux abords de la boîte raconte une histoire, à appréhender comme un spectacle suspendu. Chaque image recèle une mémoire en soi, connue de l’artiste seul : s’y côtoient des objets trouvés retenus pour leur puissance suggestive, des références patrimoniales qui ne cessent de l’inspirer et toutes sortes de souvenirs. Ces clichés suggèrent, parallèlement à la brièveté de la performance, un rapport au temps qui s’étire sur plusieurs années, de la recherche des formes à la composition des images, du choix de la technique à la prise de vue effective.

Hommage personnel et transversal à l’Atlas demeuré inachevé de l’historien d’art allemand Aby Warburg, Mnémosyne s’apparente à une œuvre d’art totale, à la fois installation, performance et exposition, dont il reste pour chacun une image, ultime, qui interroge à la fois notre regard et notre mémoire : qu’avons-nous vu ?

 

Marylène Malbert, entretien avec Josef Nadj en octobre 2017

Le dispositif

Le dispositif de Mnémosyne nécessite un espace particulier dans lequel se trouvent imbriqués :

 

- un lieu de circulation et d’exposition, où sont réunies des œuvres photographiques de Josef Nadj - trois séries.

Le nombre de photographies exposées variera en fonction des dimensions de l’espace.

 

- un lieu de représentation où se déroulera la performance.

Noyau de ce dispositif, l’espace scénique se présente comme une installation visuelle, une boîte noire, qui évoque à la fois la scène, selon l’expression consacrée, et la chambre noire (ou la camera oscura, ancêtre de la photo).

 

Hors de la performance, cette boîte forme avec l’espace d’exposition une installation plastique à part entière, dans laquelle le public pourra circuler librement.

21- 27 Septembre 2018, Biennale de Lyon – Musée des Beaux-Arts, Lyon (FR)

 

Tournée en cours de construction.